Réseau d'études canadiennes | Canadian Studies Network

Rapports de conférences

Le cent cinquantenaire du Canada, en 2017, a offert une tribune — tant dans la sphère publique qu’universitaire — pour examiner le pays et son histoire au cours des 150 dernières années. Pourtant, de nombreux événements, souvent à caractère festif, ont été marqués par des idées préconçues, des mythes et des idéologies qui, depuis longtemps, servent de fondement à la compréhension du « Canada » en tant que pays. Ce faisant, bien des voix et des récits moins connus, qui ont pourtant contribué à la formation du Canada, n’ont reçu que peu d’attention. Le colloque auquel j’ai assisté, intitulé « Histoires inédites des 150 dernières années » (« Untold Stories of the Past 150 Years ») et organisé par le Centre d’études canadiennes de l’University College Dublin (UCD), visait à ébranler les conceptions courantes de ce qu’est, a été et pourrait être le Canada. Il s’agissait de donner la parole à des récits jusqu’ici ignorés, remettant ainsi en question ceux qui ont servi de socle à l’établissement d’une identité nationale « canadienne ». Comme l’indiquait l’appel à communications initial, l’objectif était « d’examiner quels récits sur l’histoire et l’identité nationale canadiennes demeurent inédits, ou ne sont que partiellement racontés — et de se demander pourquoi ». Par conséquent, le thème de cette rencontre s’inscrivait dans la continuité des objectifs du Centre d’études canadiennes de l’UCD, qui visent à promouvoir la recherche et l’enseignement dans ce domaine, à encourager les activités de recherche interdisciplinaires, à développer la recherche sur le Canada en Irlande et à favoriser les liens internationaux.

Ce colloque de trois jours a été organisé par Linda M. Morra, titulaire de la chaire Craig Dobbin d’études canadiennes au sein du Centre, et par Paul Halferty, directeur du Centre. Il a bénéficié d’un financement provenant de la dotation de la chaire Craig Dobbin, du Collège des arts et des sciences humaines de l’UCD, de l’Université Bishop’s et du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Ma communication, intitulée « Le regard d’un artiste sur le tatouage : Aba Bayefsky à Toronto et à Yokohama, 1978-1986 », a été présentée lors de l’une des séances inaugurales, intitulée « Remettre en question les corps normatifs et les discours sur le genre » (« Disrupting Normative Bodies and Gendered Discourses »). Elle portait sur une série de peintures ayant pour thème le tatouage, réalisées par l’artiste torontois et membre de l’Ordre du Canada, Aba Bayefsky. La séance a également été marquée par plusieurs communications riches, présentées par mes collègues panélistes. Kit Dobson (Université Mount Royal) a notamment proposé une analyse théoriquement rigoureuse des corps genrés au regard de la *Loi sur le mariage civil* (2005) au Canada, en s’appuyant plus particulièrement sur le projet collaboratif d’écriture et de performance intitulé *Gender Failure*. Par ailleurs, Kristi Allain (Université St. Thomas) a examiné la manière dont les médias canadiens ont récemment représenté les joueurs de curling ; elle soutient que les discours sur ce sport et ses athlètes s’inspirent largement de réflexions comparables sur ce qu’elle qualifie de « masculinité de type hockey ». Enfin, Rebecca Draisey-Collishaw (Université Memorial) a exploré la façon dont le genre et la sexualité sont, tour à tour, mis en avant ou passés sous silence par des choix de montage dans l’émission *Fuse*, diffusée sur les ondes de CBC Radio.

La deuxième journée du colloque a proposé d’autres tables rondes stimulantes, notamment celle intitulée « Angles morts dans l’histoire culturelle canadienne ». Dans sa communication intitulée « Histoire et contre-histoire : le récit inédit de la photographie au Canada », Martha Langford (Université Concordia) a souligné que, bien qu’il n’existe pas de « grand récit » de l’histoire de la photographie au Canada, une certaine conception de celle-ci n’en demeure pas moins présente. L’enjeu central consiste donc à déterminer comment classer et évaluer les récits variés qui ont contribué à façonner cette conception. Dans une intervention à la fois pleine d’humour et très approfondie, Eric Lehman (Université Trent) a analysé les circonstances entourant la réglementation du film *And Now a Message from our Sponsor*, d’Al Razutis, par le Bureau de censure de l’Ontario — en invoquant une loi de 1911, le *Theatres Act* — après la projection de l’œuvre lors d’un festival de cinéma à Peterborough, en Ontario. Passant de la culture visuelle aux sciences, Michael Laurentius (Université York) a soutenu, dans sa communication « Notre passé atomique : revisiter un Canada oublié », que la science et la technologie atomiques ont joué un rôle déterminant dans l’évolution des paysages socioculturels et physiques du Canada.

Tout au long des trois jours du colloque, de nombreuses tables rondes et communications ont porté sur l’expérience, la production culturelle et l’histoire des peuples autochtones. Le programme comprenait des tables rondes telles que « Expériences autochtones en milieu urbain », « Esthétiques autochtones », « Raconter à nouveau Riel », « Ré/médiations autochtones », « Femmes (autochtones), violences et genres narratifs » ainsi que « Cultures de la réparation ». Ces échanges ont été enrichis par une conférence plénière donnée par Deanna Reder (Crie-Métisse), professeure agrégée en études sur les Premières Nations à l’Université Simon Fraser. L’intervention de Reder, intitulée « Bien plus que de simples récits retrouvés, lus et racontés : la réappropriation des narrations autochtones », a trouvé un écho particulier au regard de mes propres travaux sur les sources archivistiques ; elle a démontré comment les littératures autochtones remettent en question l’identité nationale et les approches universitaires, tout en plaidant pour de nouvelles manières de découvrir, de lire et de concevoir les littératures autochtones. Dans la continuité de cette réflexion, le dîner du deuxième jour a accueilli plusieurs conteurs et conteuses autochtones. Cet événement a été organisé par

La Calotte Academy constitue une expérience de conférence unique en son genre. Depuis 24 ans, les participants prennent part à un symposium d’une semaine qui sillonne la région de la Calotte nord (en Finlande, en Norvège et en Suède) ainsi que le nord de la Russie, afin d’aborder des enjeux et des travaux de recherche liés à l’Arctique. Le groupe réunit des étudiants diplômés, des chercheurs — qu’ils soient en début de carrière ou confirmés — issus de diverses disciplines, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile, tous réunis pour partager leurs travaux et leurs points de vue. Cette conférence se distingue également par son organisation : chaque intervenant présente ses recherches, suivies de 20 minutes de discussion consacrées spécifiquement à son intervention, plutôt que de prévoir une séance de questions générale à la fin de chaque panel. Ce format s’avère particulièrement bénéfique pour les étudiants, car les échanges leur permettent d’obtenir des retours précieux sur leurs travaux de recherche.

Cette année, j’ai eu l’occasion de participer à cette conférence, qui s’est tenue du 31 mai au 7 juin à Rovaniemi, Salla et Inari (Finlande), Apatity (Russie) et Kirkenes (Norvège). Voici le récit de mon périple. Le 31 mai au soir, les participants sont arrivés à Rovaniemi et ont assisté à une réception, où ils ont été accueillis par les organisateurs de la conférence et le maire de la ville. Les sessions ont officiellement débuté le 1er juin (premier jour) sur le campus de l’Université de Laponie. Des communications ont été présentées autour de thématiques larges telles que l’énergie, la sécurité, la coopération internationale et la diplomatie scientifique. La deuxième journée s’est déroulée à l’hôtel de ville de Salla, en Finlande, où nous avons de nouveau été accueillis par le maire. Une présentation a porté sur le capital humain à Salla, avant que nous n’entamions notre trajet vers la Russie.

Le troisième jour, les sessions ont eu lieu au Centre scientifique de Kola, à Apatity ; nombre d’intervenants étaient d’ailleurs des chercheurs rattachés à ce centre. Leurs présentations ont apporté un éclairage approfondi sur l’état du secteur des ressources et de l’énergie dans le nord de la Russie. La quatrième journée a été consacrée au voyage : nous avons quitté Apatity en direction de Kirkenes, en Norvège, avec des escales à Mourmansk et à Nikel, en Russie. Le rédacteur en chef du *Barents Observer* s’est joint à nous pour cette étape du voyage et a fait office de guide, nous fournissant de nombreuses informations sur le secteur militaire et celui des ressources dans cette partie de la Russie.

Le Secrétariat de Barents a accueilli nos séances de travail lors de la cinquième journée, à Kirkenes (Norvège) ; des présentations supplémentaires y ont été données, portant sur l’environnement, les questions militaires, la sécurité, ainsi que le capital humain et social.

La dernière journée de discussions s’est tenue le 6 juin à Inari, en Finlande. J’y ai présenté ma propre communication, intitulée « Politiques de sécurité nationale et conséquences pour les exportations du Yukon », au Centre d’éducation sami. Ce fut une excellente occasion de recueillir des commentaires sur mes travaux et de promouvoir les études canadiennes (ainsi que le CSN) auprès d’un public international. Enfin, nous sommes retournés à Rovaniemi le 7 juin, où nous nous sommes dit au revoir avant d’entamer notre voyage de retour.

Au cours de cette expérience, j’ai pu nouer des liens avec des chercheurs, canadiens comme internationaux, qui partagent des intérêts de recherche similaires. Par ailleurs, les participants venus d’autres pays ont apporté des perspectives variées sur diverses questions, tout en mettant en lumière les similitudes entre le Canada et nos voisins de l’Arctique. Cette conférence a été une expérience formidable, que je recommande vivement à toute personne étudiant les régions nordiques.

Ce colloque a été organisé à l’Université de Nice Sophia Antipolis par le Centre d’études et de coopération canadiennes (CECC), en partenariat avec le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le Conseil international d’études canadiennes (CIEC) et le gouvernement du Canada. Il visait à se concentrer « principalement sur les ruptures avec la tradition ou les changements survenus au cours des quarante dernières années environ ». L’exploration des répercussions futures de ces changements, ainsi que l’adoption de perspectives comparatives, étaient encouragées.
J’ai participé à ce colloque en présentant une communication intitulée « La diversité en question : réponses discursives et structurelles canadiennes ». Celle-ci examinait les réponses de l’État canadien face à la gestion du pluralisme culturel, dans un contexte marqué, à l’échelle mondiale, par un abandon progressif des approches multiculturalistes en matière d’intégration des immigrants et d’éducation à la citoyenneté. J’ai soutenu les thèses suivantes : a) face à des signes de fragmentation et de contestation du contrat social, on assiste à une montée en puissance de politiques visant à légitimer les institutions de l’État-nation ; b) les transformations observées dans le discours et les structures du multiculturalisme canadien sous-tendent ces politiques nationalistes plus larges et visent à reconfigurer les relations entre l’État, les communautés ethniques et le territoire, dans un contexte marqué par des enjeux de sécurité nationale.
Ma participation a été rendue possible grâce au soutien financier du Réseau d’études canadiennes (Canadian Studies Network), et plus particulièrement de son fonds de soutien aux étudiants diplômés (Graduate Student Support Fund) — un apport que j’ai tenu à souligner auprès de l’ensemble des participants durant ma présentation et par la suite. Malheureusement, ma participation a été entravée par divers problèmes liés aux vols, ce qui a entraîné mon arrivée à Nice avec un jour et demi de retard sur le calendrier initial. Par conséquent, j’ai manqué la conférence inaugurale prononcée par le Dr Jocelyn Létourneau (« Le Québec : la révolution silencieuse »), ainsi que la première journée complète du colloque.
Le programme comprenait trente-six communications portant sur des disciplines variées et des thématiques aussi diverses que la politique étrangère canadienne, le commerce, la littérature, les mouvements francophones, l’immigration ou encore le paysage politique. Des chercheurs confirmés ainsi que des étudiants diplômés — venus principalement de France et d’Europe de l’Est — y ont présenté leurs travaux lors d’interventions de 15 minutes, au sein d’un environnement ouvert et propice aux échanges entre collègues. Un grand nombre de présentations portaient sur des enjeux québécois, la littérature francophone et la religion ; la plupart d’entre elles se sont déroulées en français. Bien que j’aie regretté que la majeure partie des séances traitant de sujets directement liés à mes propres recherches (immigration, identité nationale, politique étrangère) aient eu lieu la veille de mon arrivée, j’ai trouvé les présentations du deuxième jour très instructives. J’ai particulièrement apprécié les perspectives sur le Canada issues de travaux de recherche menés, pour l’essentiel, en dehors du pays. Ces interventions, soigneusement préparées, mettaient en lumière des transformations au sein des sphères sociale, politique, économique et culturelle, tant au Canada qu’en Europe.
Parmi celles-ci, je retiens l’analyse critique — proposée par Kalina Bratanova et Rositsa Ishpekova dans leur communication intitulée « Immigration Political Discourse in Bulgarian and Canadian Newspapers » — des discours sur l’immigration en Europe et, dans une moindre mesure, au Canada. Je souligne également l’étude de Romalie Murphy, « "Over All Nations Is Humanity": the Idea of ​​Human Security in Canada's Past », qui explore les implications cosmopolites du concept de « sécurité humaine ». La présentation de Michel Bock, « ​​Rupture ou mutation ? Les représentations identitaires de la francophonie canadienne minoritaire après 1969 », a aussi retenu mon attention. Si les relations entre anglophones et francophones y sont bien documentées, l’angle choisi tendait toutefois à simplifier et à essentialiser la dynamique sociale entre majorité et minorité ; en particulier, la perspective axée sur la « dualité nationale » risquait de renforcer des discours coloniaux, en occultant les peuples autochtones et leur rôle au sein des communautés francophones du Canada. Cette dimension a été abordée sous un angle anthropologique par Bernadette Rigal-Cellard dans sa contribution, « Les mutations du champ religieux au Canada : l’évolution du catholicisme chez les Autochtones depuis les années soixante » ; elle y a mis en évidence des formes hybrides de catholicisme au sein des populations autochtones, concluant ainsi le colloque sur une note particulièrement appréciée.
Dans l’ensemble, ce colloque a constitué une excellente occasion d’échanger avec des universitaires européens et de partager des connaissances sur les dynamiques à l’œuvre au Canada. Le lieu choisi a favorisé une atmosphère détendue, propice au dialogue et aux échanges. Par ailleurs, les efforts déployés par les organisateurs pour maintenir l’événement, au lendemain même des coupes budgétaires ayant frappé le programme « Comprendre le Canada » (Understanding Canada), sont tout à fait louables. D’un point de vue critique, et à quelques exceptions près, la conférence (du moins lors de la deuxième journée) a manqué d’analyses interdisciplinaires ; les approches historiques y étaient prédominantes, ce qui a largement cantonné les présentations à des cadres descriptifs et a laissé de côté la question des répercussions futures. Toutefois, certaines de ces incidences sur la société canadienne ont été brièvement abordées lors de la séance de questions-réponses.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je rédige ce compte-rendu, qui retrace ma participation à la conférence « Understanding Canada/Concevoir le Canada », tenue à l’Université de Trèves, en Allemagne, du jeudi 4 juillet au samedi 6 juillet 2013. À cette occasion, j’ai présenté une communication intitulée : « Understanding Immigration: A Perspective from a smaller level of scale » (Comprendre l’immigration : une perspective à plus petite échelle). Le programme comprenait des discussions le jeudi après-midi, trois séances de présentations le vendredi et deux le samedi, auxquelles se sont ajoutées deux conférences plénières ainsi qu’une série d’activités académiques et sociales tout au long du week-end.

La conférence a débuté par une allocution de bienvenue prononcée par la présidente du *Nachwuchsforum* de la *Gesellschaft für Kanada-Studien* (GKS), la Dre Ursula Lehmkuhl. Celle-ci a souhaité la bienvenue à tous les participants, soulignant le dixième anniversaire de ce rassemblement de jeunes chercheurs réunis pour approfondir leur compréhension du Canada. Si la majorité des intervenants étaient des doctorants ou de jeunes chercheurs, l’événement a également accueilli des membres du corps enseignant de l’Université de Trèves ainsi que des membres du conseil d’administration de la GKS. La conférence visait à la fois à remettre en question les savoirs établis et à mettre en lumière les travaux novateurs de jeunes chercheurs.

Après les présentations d’usage, le Dr Paul Morris a donné une conférence suggérant que le Canada entre dans une phase « post-ethnique » du multiculturalisme ; il a illustré, à l’aide d’exemples littéraires et historiques, le processus ayant mené à ce nouveau paradigme. Cette conférence inaugurale, qui a suscité des échanges animés et stimulants, a été suivie d’un barbecue traditionnel allemand sur le campus, offrant aux participants et au public l’occasion de poursuivre leurs discussions dans une atmosphère plus détendue.

Les travaux du vendredi ont débuté par une réflexion sur les discours autochtones concernant le passé, le présent et l’avenir du Canada. Au cours de cette séance, une communication portant sur la promotion — et la mythologie associée — de la « découverte du Canada par les Vikings », ainsi qu’une analyse du traitement médiatique récent de la situation à Attiwapiskat, ont mis en évidence la persistance d’une distinction hiérarchique entre, d’une part, l’histoire et la réalité autochtones du Canada, et, d’autre part, son histoire et sa réalité non autochtones. Par la suite, une table ronde en français a porté sur le statut minoritaire du Québec au Canada. Les discussions ont abordé les relations entre le Québec et les peuples autochtones, la poésie féministe québécoise, ainsi que les perceptions — internes comme externes — de la province.

La dernière table ronde de la journée a exploré divers thèmes de la littérature canadienne, notamment les notions d’espace et de lieu, ainsi que celles de rêve et de mémoire. Les communications présentées s’appuyaient toutes sur des études de cas littéraires canadiens pour approfondir des questions théoriques liées à l’espace et à la mémoire ; parmi les auteurs évoqués, citons Thomas King et Robert Arthur Alexie.

Le vendredi, la conférence principale a été prononcée par le professeur Graeme Wynn, qui a analysé le peuplement historique de la côte est du Canada sous l’angle de la transculturalité. Dans son intervention, le professeur Wynn a invité les participants à réfléchir en suggérant que la transculturalité n’est pas un phénomène nouveau au Canada.

La soirée du vendredi a été marquée par deux activités sociales. La première consistait en une visite guidée à pied de Trèves. Plus ancienne ville d’Allemagne, Trèves fut autrefois un important centre commercial sous l’Empire romain. Le parcours incluait la « Porta Nigra » — le plus ancien monument de la ville, vieux d’environ 1 800 ans — ainsi que des vestiges de thermes romains, la basilique, et des éléments rappelant le rôle de Trèves durant la Seconde Guerre mondiale. À l’issue de cette visite, l’ambassade du Canada a offert un dîner traditionnel allemand dans une magnifique cave à vin. Les participants au colloque et les membres du conseil d’administration y ont partagé un repas tout en poursuivant leurs échanges sur les événements de la journée. C’est à cette occasion que j’ai pu discuter de l’« état » des études canadiennes avec certains membres du conseil d’administration de la GKS, apprenant ainsi comment les compressions budgétaires affectant les programmes au Canada ont des répercussions à l’échelle internationale. J’ai également présenté les objectifs et les activités du CSN-REC, en invitant plusieurs personnes à consulter notre site Web pour découvrir les possibilités qui y sont offertes.

Les présentations du samedi ont donné lieu à de nouveaux échanges stimulants et animés. La première table ronde a porté sur l’histoire de l’art canadien — en se penchant sur les œuvres des années 1950 — ainsi que sur la littérature de Mordecai Richler et ses écrits traitant de l’identité juive au Canada. C’est à la suite de ces interventions qu’a eu lieu ma propre présentation. Mon exposé remettait en question l’approche de l’intégration des nouveaux arrivants à l’échelle fédérale ; il s’appuyait sur des exemples locaux tirés des villes de Windsor, Peterborough et London (Ontario) pour démontrer comment le niveau local peut parfois infléchir, voire contrecarrer, les objectifs des programmes fédéraux. Cette présentation a été bien accueillie et a donné lieu, par la suite, à une discussion enrichissante avec le professeur Paul Morris, qui était intervenu plus tôt sur le thème du multiculturalisme.

Lors de cette conférence, je faisais partie du petit nombre de chercheurs canadiens à prendre la parole. Il a été très instructif de découvrir des points de vue sur le Canada adoptant une perspective plus internationale, notamment en ce qui a trait à la manière dont...

L'Association française d'études canadiennes (AFEC) held their 41st annual conference at the Université Rennes 2 in Rennes, France, from 12-15 June, 2013. This year's conference theme was Mémoire(s) canadienne(s) /(Re)constructing Memory in Canada. I was fortunate to have received a grant from the Canadian Studies Network-Réseau d'études canadiennes to attend and present my research at this conference.

La conférence était organisée par le Centre d'études canadiennes de l'université Rennes 2 et le Centre de recherches historiques de l'Oust, en partenariat avec le Centre d'études canadiennes de l'université d'Angers et l'Institut d'études canadiennes de l'université d'Ottawa. La conférence a réuni des rechercheurs de France, Hongrie, Espagne, Autriche, Brésil, et le Canada, qui travaillent sur différents projets sur la mémoire au Canada. Sessions de la conférence ont été structurés autour des variantes de thème Mémoire(s) canadienne(s), qui ont compris Mémoire des lieux et lieux de mémoire, Mémoire(s) et identité(s), Le livre: mémoire de l'Histoire, et Diversité des vecteurs mémoriels. J'ai inclus une copie du programme de la conférence avec ce rapport.

The conference opened on the afternoon of June 12th with the annual general meeting of l'Association française d'études canadiennes. This was followed by the conference's inaugural talk given by Yves Frenette from the University of Ottawa, and a reception for conference attendees. Unfortunately, I was unable to attend that day's events, as my flight from Toronto to Paris was diverted to Brussels due to ongoing labour strikes at Charles de Gaulle airport. As a result, I did not arrive in Rennes until late on the 12th. Conference sessions took place on June 13th and 14th. Presentations covered a diverse range of topics that addressed the conference theme of Reconstructing Memory in Canada. A summary of a few of the papers presented reveals the breadth of research presented at the conference.

Alexandre Turgeon de l'Université Laval a présenté sur la méthodologie d'utiliser Twitter comme un moyen de suivre les usages de la mémoire sur les médias sociaux. Nathalie Kermoal de Université de l'Alberta a discuté la murale Grandin à Edmonton qui est devenu un
lieux de contestation publique pour la ville. La presentation de Yves Denéchère de l'Université d'Angers a examiné les mémoires des adoptions d'enfants québècois en France depuis les années 1960, et le processus de ces personnes à retrouver leurs histoires.

Fiona Mc-Mahon from l' Université de Bourgogne explored selected writings of Robert Kroetsch and the Canadian long poem. Eszter Szenczi de l'Université de Budapest spoke about Métis autobiographies and their use as a means of healing. I presented a paper on the contested landscape of the memory of the Cape Breton Miners' Museum, the research of which was drawn from my doctoral work in Canadian Studies at Trent University.

Conference organizers also planned several exciting social events during the conference. On the evening of June 14th, we had an interesting guided visit of the Parlement de Bretagne. On June 15th, organizers also hosted a day-long excursion to the sea side town of Saint-Malo.

The conference provided an excellent opportunity to connect with international scholars conducting research on Canada. I also had the opportunity to speak with many attendees, including several graduate students, about the CSN-REC and the organization's activities and programs. In particular, this conference helped me to connect with several Quebec scholars who were also presenting at the conference. I am grateful to the CSN-REC for supporting my travel to this conference, allowing me to participate in such an engaging international Canadian Studies conference.

Du 10 au 13 novembre 2011, j’ai eu le plaisir de faire partie des deux étudiants canadiens sélectionnés pour participer au 20e Séminaire européen pour les étudiants diplômés en études canadiennes. Cette année, le séminaire s’est tenu dans la ville de Groningue, aux Pays-Bas. Pour un Canadien à Groningue, ce qui frappe en premier lieu — bien avant l’architecture, les canaux ou même le musée de Groningue, à l’esthétique résolument postmoderne — c’est la culture du vélo qui imprègne cette ville du nord. Certes, les Pays-Bas sont réputés pour la place centrale qu’ils accordent à la bicyclette, mais en tant que ville universitaire, Groningue semble particulièrement saturée de vélos, de supports à vélos et de cyclistes.
Lors de la première soirée, les participants ont été accueillis par James Lambert, ambassadeur du Canada aux Pays-Bas. En tant que Canadien présent, je me suis efforcé de ne pas déconstruire le discours de l’ambassadeur, qui soulignait l’importance de soigner « l’image de marque » du Canada à l’échelle internationale. Avant le séminaire, je craignais qu’une approche acritique de l’État-nation ne s’y manifeste ; à ma grande surprise, l’ambassadeur fut le seul à adopter une telle perspective.
Au cours des deux journées du séminaire, j’ai été vivement impressionné par la diversité des recherches en études canadiennes — menées aussi bien en français qu’en anglais ! — par des étudiants diplômés venus du monde entier. Un étudiant russe, inscrit à l’Université d’Édimbourg, mène une étude sociojuridique comparant le Code civil français tel qu’il est appliqué au Québec, en Louisiane et en Suisse romande. Le fait que le Québec repose sur des fondements juridiques distincts de ceux du reste du Canada est un aspect qui échappe parfois aux Canadiens eux-mêmes. Deux étudiants allemands ont présenté des travaux portant, respectivement, sur la littérature des Premières Nations et sur les récits liés à la frontière canado-américaine. Nos échanges, lors d’un dîner traditionnel néerlandais organisé par la plateforme étudiante en études canadiennes de l’Université de Groningue, m’ont permis de mieux comprendre l’état des études canadiennes en Allemagne, ainsi que le débat qui y a cours concernant l’usage du terme « génocide ». Une étudiante brésilienne m’a fait découvrir l’œuvre de l’artiste Jim Logan, en analysant les points de convergence entre son travail et celui de Tomson Highway. Des étudiants venus de Pologne, d’Espagne et de Roumanie ont illustré l’impact profond de la littérature canadienne à l’échelle mondiale à travers des présentations consacrées à Margaret Atwood et Sarah Ruhl, Uma Parameswaran, Alice Munro et Carol Shields, ainsi qu’à Leonard Cohen.
Les étudiants canadiens participant au séminaire ont pris conscience qu’aucun étudiant issu d’universités canadiennes n’y avait pris part au cours des dix-neuf années précédentes. Par conséquent, nous avons, me semble-t-il, veillé consciemment à ne pas occuper trop d’espace durant le séminaire. Cela étant dit, la présence d’étudiants canadiens s’est avérée très bénéfique : nous avons pu, à plusieurs reprises, apporter des critiques constructives ainsi que des informations qui, autrement, n’auraient peut-être pas été accessibles.
Grâce au soutien du Réseau d’études canadiennes (Canadian Studies Network), ce séminaire m’a offert l’occasion de présenter mes recherches et d’échanger avec de jeunes chercheurs en études canadiennes venus du monde entier. Des liens d’amitié se sont noués, des idées ont été partagées ; l’avenir des études canadiennes à l’étranger s’annonce prometteur.

En octobre 2012, j’ai assisté au 6e congrès triennal de l’Association d’études canadiennes en Europe centrale (CEACS), qui s’est tenu à l’Université Comenius de Bratislava, en Slovaquie. L’événement était organisé par la CEACS et l’Université Comenius, avec le soutien de l’ambassade du Canada et de plusieurs entreprises locales. Intitulé « Démocratie, diversité, dignité : l’espace canadien », le congrès a proposé, sur trois jours, des communications portant sur un large éventail de sujets liés à ces thèmes généraux.

Les trois conférences plénières qui ont ouvert chaque journée témoignent de la diversité des thématiques abordées. Antonia Maioni, de l’Université McGill (Montréal), a prononcé la conférence inaugurale, consacrée à l’état du système de santé canadien. Son intervention, présentée en français — avec des supports visuels (PowerPoint) en anglais — s’intitulait « La santé du système de santé canadien : choix et avenirs ». La deuxième conférence plénière a été donnée par Daniel Coleman, de l’Université McMaster (Hamilton), sous le titre « Une conversation impossible : Copway, Traill et l’échec du dialogue entre Autochtones et colons ». Dans cette communication, Coleman a analysé l’œuvre littéraire de George Copway (Kah-Ge-Ga-Gah-Bowh, en anishnaabemowin) et de Catherine Parr Traill, afin d’illustrer les limites structurelles qui entravent, hier comme aujourd’hui, les relations entre les populations autochtones et non autochtones au Canada. Enfin, Susan Hodgett, de l’Université d’Ulster (Irlande du Nord), a présenté une conférence intitulée « Capacités, bien-être et multiculturalisme : un nouveau cadre pour orienter les politiques ». Elle y a décrit un projet pilote explorant l’utilisation d’un cadre fondé sur les « capacités » (approche par les capacités) pour évaluer la réussite de l’intégration multiculturelle.

À la suite de chaque conférence plénière, les participants ont pu assister à diverses séances thématiques. Chaque créneau horaire proposait quatre ateliers en parallèle, dont au moins un se déroulait entièrement en français. Le premier jour, j’ai assisté à un atelier consacré à la fiction canadienne — comprenant des communications sur les œuvres de Sui Sin Far, de Roy Kiyooka et d’auteurs canadiens d’origine coréenne — ainsi qu’à un autre atelier portant sur la politique étrangère et la situation économique actuelle du Canada. Le deuxième jour, j’ai assisté à une autre table ronde consacrée à la littérature canadienne, axée cette fois sur les auteurs autochtones, ainsi qu’à une séance examinant divers aspects du multiculturalisme et de l’intégration des immigrants au sein des sociétés nationales. Enfin, lors de la dernière journée, j’ai pris part à une table ronde qui a abordé, sous différents angles, la littérature, l’art et la mythologie.

Ma propre communication portait sur les représentations du nationalisme multiculturel dans les musées canadiens, un sujet issu de mes recherches doctorales. J’ai eu le plaisir d’intervenir aux côtés de Michael Devine, de l’Université Acadia — qui a partagé son expérience de la création de théâtre politique en Croatie — et de Tomáš Pospíšil, qui a analysé les films récents d’Atom Egoyan.

Outre les conférences et les tables rondes, le colloque comprenait également deux réceptions en soirée. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au Canadian Studies Network-Réseau d’études canadiennes (CSN-REC) pour son généreux soutien, qui m’a permis de participer à cet événement. Compte tenu de la récente suppression, par le gouvernement fédéral canadien, du programme « Comprendre le Canada » (Understanding Canada) — ce qui a entraîné une réduction du financement alloué aux réseaux régionaux comme le CEACS —, l’engagement du CSN-REC à favoriser les échanges internationaux entre chercheurs en études canadiennes revêt une importance toute particulière.

Les 9 et 10 mars, j'ai eu le plaisir d'assister à la huitième conférence annuelle des cycles supérieurs de Trent-Carleton à Peterborough, en Ontario. Cette année, la conférence portait sur les transformations économiques, politiques, sociales et culturelles qu'a connues le Canada ces dernières années dans un contexte mondial en mutation. Son thème était : « Le Canada et le nouvel ordre mondial : les contextes nationaux du changement global ». J'ai fait le voyage depuis l'Allemagne pour présenter une communication sur les réactions littéraires canadiennes aux attentats du 11-Septembre. Dans ma communication, intitulée « Histoire, mémoire et espace : nouvelles représentations de la frontière dans le paysage littéraire canadien après le 11 septembre 2001 », j'ai analysé des romans canadiens-français qui explorent l'impact du 11-Septembre dans un contexte canadien.

Lors de cette conférence interdisciplinaire, axée sur les enjeux actuels du Canada, des communications portant sur divers sujets tels que l'économie, la politique, l'histoire, la littérature, les politiques d'immigration, les relations internationales, l'identité canadienne et les études autochtones ont été examinées. Chaque séance était présidée par un membre du corps professoral de Trent et de Carleton, une initiative que j'ai personnellement trouvée très enrichissante, car elle offrait une excellente occasion d'échanger et de créer des liens avec les professeurs et les étudiants des cycles supérieurs.

De nombreux participants provenaient d'universités ontariennes : l'Université d'Ottawa, le Centre Frost d'études canadiennes et autochtones de Trent, l'Université Nipissing et l'Université de Toronto. Certains conférenciers venaient d'autres régions du Canada : l'Université de l'Alberta, l'Université du Manitoba et l'Université de la Colombie-Britannique.

La conférence s'est tenue au Bagnani Hall, au centre-ville de Peterborough, et a débuté le vendredi après-midi après une introduction et un accueil chaleureux du comité organisateur et de Julia Harrison, directrice du Centre Frost d'études canadiennes et autochtones de l'Université Trent.

Je vais maintenant présenter brièvement la conférence afin d'illustrer la variété et la richesse des sujets abordés. La conférence a débuté par une première table ronde intitulée « Contextes organisationnels », avec des communications abordant les relations entre les communautés et les entreprises, le néolibéralisme et la vie quotidienne (avec une séance de questions-réponses enrichissante en fin de séance, portant notamment sur des thèmes tels que le langage non sexiste, la violence conjugale et les nouvelles structures institutionnelles dans un nouvel ordre mondial), la résistance à la production pétrolière dans le nord-est de l'Alberta et les relations entre les peuples autochtones et les entreprises.

La deuxième table ronde, consacrée aux « Réflexions historiques », a débuté par une première intervention très stimulante : de la bande dessinée au roman graphique, comment ce genre transforme-t-il le monde et quel rôle joue-t-il aujourd'hui dans un monde globalisé ? La seconde communication s'est penchée sur le cas de Raoul Léger dans une perspective historique. La table ronde s'est conclue par une étude de cas : « Écrire l'histoire à Lawrence Heights », illustrée par un film montrant des élèves jouant une pièce de théâtre où la salle de classe est présentée comme le premier lieu d'oppression et où des pistes de solution sont explorées. Les élèves s'impliquent et deviennent acteurs. De simples spectateurs, ils deviennent spectateurs.

En soirée, une réception a été organisée pour tous les participants, offrant à chacun l'occasion de se rencontrer, d'établir des contacts et de présenter son projet de recherche. J'ai personnellement trouvé cette partie extrêmement enrichissante ; elle m'a permis de poser des questions, de partager mes recherches et d'échanger avec des spécialistes canadiens de terrain. J'ai ainsi pu mieux comprendre de nombreux aspects contemporains des changements mondiaux dans le contexte canadien.

Le deuxième jour, une troisième table ronde a ouvert la discussion avec une séance de communications intitulée « Perspectives politiques », abordant notamment les politiques contre le port du voile intégral au Canada et la réforme de la politique fédérale d'immigration. Une autre section, consacrée aux « Lectures critiques », portait sur les écrits de Joan Barfoot, Sparkle Hayter, Roch Carrier et Annie Dulong. Je tiens à préciser que ma présentation a été faite en français et que j'ai eu le plaisir de répondre à des questions et de recevoir des commentaires sur ma communication dans les deux langues officielles.

Un déjeuner convivial a suivi, offrant aux présentateurs, aux membres du corps professoral et à tous les autres participants l'occasion d'explorer de nouvelles idées et de poursuivre leurs discussions. J'ai établi des contacts avec d'autres étudiants travaillant sur la littérature canadienne et les études culturelles canadiennes. Grâce à de nombreuses discussions, j'ai pu approfondir mes connaissances sur différents aspects des enjeux canadiens contemporains. Cela sera précieux pour mes recherches.

Le programme s'est poursuivi après le déjeuner avec deux communications portant sur les relations internationales : « Étude de cas sur la décision du gouvernement fédéral de refuser une offre lucrative des Émirats arabes unis », suivie d'une analyse des conséquences. Une autre communication passionnante a ensuite été présentée sur les câbles sous-marins : « Connecter le Nord ». C'était fascinant d'en apprendre davantage sur la création de l'Internet canadien. La conférence s'est conclue par une dernière séance sur « Perce 

L'article suivant a examiné l'idée d'un « Canada anti-exotique » dans les romans de Rawi Hage. Enfin, dans le dernier article, « Le caractère changeant du Canada : les peuples autochtones, les nouveaux arrivants et l'avenir », également une excellente contribution, les aspects historiques et les enjeux actuels du pays ont été examinés.

Après chaque séance, de nombreuses discussions fructueuses ont eu lieu. Bon nombre des questions soulevées reflétaient non seulement une préoccupation pour l’histoire et le passé, mais aussi une profonde préoccupation critique pour le présent et l’avenir : comment les choses changent-elles et comment le Canada fera-t-il face à ces changements à l’avenir ?
Dans l'ensemble, la conférence a démontré qu'il existe de nombreux projets de recherche en cours traitant des enjeux canadiens dans un monde globalisé. Parallèlement, de nombreux domaines doivent encore être explorés afin de mieux comprendre les enjeux canadiens dans le contexte des changements mondiaux.

J'aimerais remercier le Réseau des Études Canadiennes pour avoir, par son soutien financier, rendu possible ma participation à cette conférence. Cette conférence qui aura su établir un lien entre Histoire, présent et avenir dans le mais de mieux comprendre les enjeux actuels au Canada à l'ère de la mondialisation.
Je tiens également à remercier le comité organisateur. Je le remercie pour son invitation, son aide financière ainsi que pour sa gentillesse et son accueil sur place. Peterborough : une ville où il fait bon travailler... et séjourner !

Les 12 et 13 avril, j’ai assisté à la réunion annuelle de l’Association latino-américaine d’études canadiennes à La Havane, à Cuba. Des participants venus de Cuba, du Mexique, de Colombie, du Brésil et d’Argentine étaient présents. Il s’agissait de la dixième réunion annuelle, et il semble que le SEMINECAL, ainsi que les associations nationales qui le soutiennent, soient en plein essor. Une caractéristique intéressante du SEMINECAL — qui témoigne de la diversité régionale au sein de cette organisation faîtière — est la variété des disciplines représentées. Des communications ont porté sur des sujets tels que l’économie, la littérature, la géopolitique, la gestion de l’eau, le tourisme, la santé, l’éducation et les migrations. L’association mexicaine est la plus importante d’Amérique latine, et nombre de ses membres mènent des recherches sur les relations commerciales nord-américaines. L’association cubaine porte également un intérêt marqué pour l’économie et la géopolitique. Selon la coorganisatrice, Delia Montero, les associations argentine et brésilienne se concentrent davantage sur la littérature. Néanmoins, les travaux présentés par les cinq étudiants brésiliens et argentins ont démontré que les études canadiennes jouent un rôle dans diverses disciplines au sein de ces pays.

J’ai trouvé cette perspective internationale sur le Canada particulièrement enrichissante. Un thème central, abordé dans bon nombre de communications étudiantes, était le degré plus élevé de fédéralisme au Canada comparativement à des pays comme le Mexique, le Brésil et l’Argentine. Bien que ces derniers soient également des États fédéraux, leurs gouvernements centraux y jouent un rôle plus important dans des domaines qui, au Canada, relèvent des provinces — notamment la santé, l’éducation et l’exploitation des ressources. La plupart des intervenants avaient séjourné au Canada pendant une période de trois à six mois pour y mener des recherches, et tous semblaient avoir bénéficié d’un soutien de l’ICCS (Conseil international d’études canadiennes) ou d’autres programmes de bourses canadiens.

Mon séjour à Cuba a été très productif. J’y ai beaucoup appris sur divers sujets, j’ai reçu des commentaires sur ma propre étude comparative — portant sur les politiques linguistiques dans les écoles de l’Ontario et de Buenos Aires avant la Première Guerre mondiale — et j’ai tissé des liens précieux avec des étudiants et des professeurs de plusieurs pays. J’ai eu des entretiens privés avec les deux organisateurs de la conférence, ce qui, je l’espère, débouchera sur de futures collaborations. J’ai d’ailleurs été invité à participer à la conférence annuelle de l’association mexicaine en octobre. J’ai également profité de mon passage à Cuba pour aider deux historiens nord-américains dans leurs recherches archivistiques sur place. Un historien canadien a cherché à accéder aux archives du ministère cubain des Affaires étrangères afin d’en apprendre davantage sur les interactions entre Cuba et la gauche canadienne dans les années 1960. J’ai également tenté d’aider un historien américain à obtenir les droits d’utilisation d’un poème pour son prochain ouvrage. Ma visite au Centre culturel Nicolás Guillén n’a pas abouti, mais elle a constitué une aventure intéressante, ponctuée de rencontres enrichissantes avec des Cubains.

J’étais le premier étudiant canadien à participer à cette conférence, et tant les participants que les organisateurs m’ont réservé un accueil très chaleureux. Ils ont semblé apprécier la perspective élargie qu’un Canadien pouvait apporter à la plupart des sujets abordés. Durant les pauses, j’ai eu plusieurs échanges avec d’autres étudiants au sujet de leurs travaux de recherche et de leur intérêt pour une inscription dans une université canadienne, ou pour l’obtention d’une bourse canadienne destinée à la recherche. Les organisateurs ont exprimé le souhait qu’un étudiant canadien puisse assister aux prochaines éditions de la conférence. J’aimerais encourager le Réseau d’études canadiennes (REC) et le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international à continuer d’envoyer un étudiant canadien au colloque annuel du SEMINCAL. Par ailleurs, il serait, à mon avis, judicieux que le REC puisse également soutenir la venue d’un chercheur latino-américain à notre propre congrès annuel. L’espagnol étant la langue très largement dominante lors de la conférence, je recommande vivement que la maîtrise de cette langue soit un critère déterminant dans la sélection de l’étudiant canadien. Si deux étudiants brésiliens ont présenté leurs travaux en anglais, toutes les autres interventions se sont déroulées en espagnol. Pour les échanges informels, durant ou après la conférence, l’anglais suffisait, mais la maîtrise de l’espagnol constituait un atout indéniable.

Dans l’ensemble, l’intérêt croissant pour les études canadiennes en Amérique latine — qui semble bénéficier de l’attention accrue que le gouvernement fédéral porte aux relations économiques avec cette région — est particulièrement stimulant. Les étudiants et les professeurs proposent une approche intéressante des études canadiennes, souvent fondée sur une perspective comparative où le Canada sert de modèle ou de contre-exemple pour analyser des enjeux propres au pays du chercheur. Je tiens à remercier le Réseau d’études canadiennes ainsi que le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international de m’avoir permis de participer à cette conférence passionnante. J’espère que cela marquera le début d’un renforcement des liens entre les réseaux canadiens et latino-américains.

Du 10 au 13 novembre 2011, j’ai participé au 20e Séminaire européen pour les étudiants diplômés en études canadiennes, qui s’est tenu à l’Université de Groningue, aux Pays-Bas. J’ai été sélectionné par le Réseau d’études canadiennes (REC) — *Canadian Studies Network* (CSN) — comme l’un des deux étudiants diplômés bénéficiant d’un soutien pour assister à ce colloque et y faire une présentation. Cet événement annuel réunit des étudiants diplômés du monde entier travaillant sur divers aspects des études canadiennes. Cette année, le colloque a accueilli des étudiants provenant de nombreux pays européens, ainsi que du Canada, de l’Australie et de l’Argentine. Il était organisé et parrainé par l’Association pour les études canadiennes aux Pays-Bas, avec le soutien du Réseau européen d’études canadiennes, du Centre d’études canadiennes de l’Université de Groningue et du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada. À titre informatif, je joins à ce rapport une copie du programme du colloque.

Le colloque a débuté le 10 novembre par une réception en présence de James Lambert, ambassadeur du Canada aux Pays-Bas. À l’issue de cette réception, nous avons été invités à un débat public, organisé par la plateforme étudiante du Centre d’études canadiennes de l’Université de Groningue, qui a suscité un vif intérêt de la part des participants au colloque et des étudiants de l’université. Les présentations ont eu lieu les 11 et 12 novembre et ont couvert un large éventail de sujets liés aux études canadiennes. Bien que l’espace dont je dispose ne me permette pas d’analyser chaque intervention en détail, je présenterai ici quelques-unes des communications les plus marquantes de ces deux journées.

Kelly Black, doctorante en première année en études canadiennes à l’Université Carleton, a examiné la « colonialité » de la propriété dans le sud de l’île de Vancouver, ainsi que la manière dont les concepts de « propriété » s’inscrivaient dans un régime réglementaire étroitement contrôlé en Colombie-Britannique. Lucia-Mihaela Groso, doctorante en Roumanie, a abordé les questions de « terrorisme patriarcal » et le langage de la violence dans une présentation consacrée aux écrits d’Uma Parameswaran. Le concept du « devoir de consulter » au sein des systèmes juridiques canadien et australien a, quant à lui, été exploré par Ashley Sisco. Doctorante à l’Université de Wollongong, en Australie, Ashley étudie les moyens de favoriser et d’améliorer la consultation des groupes autochtones dans ces deux pays. La construction de l’identité franco-ontarienne a été examinée dans les travaux de Florent Hofer. Florent a analysé les modalités de construction de cette identité depuis les années 1960, en se penchant sur des moments sociaux, culturels et politiques marquants de ce processus. La présentation de Natalie Robinson, quant à elle, a porté sur la manière dont le projet « Hope and Shadow » à Vancouver a constitué une archive photographique du quartier « Downtown Eastside », contribuant ainsi à façonner, sur les plans social et culturel, des représentations très spécifiques de cette communauté.
Le 10 novembre, j’ai présenté ma communication intitulée « Un appel aux armes : le Programme d’amélioration communautaire et le centenaire du Canada en 1967 ». En résumé, cette étude analyse le discours employé par les organisateurs du Programme d’amélioration communautaire pour encourager la participation citoyenne aux activités du centenaire, sensibiliser la population à l’état de l’environnement au pays et promouvoir des projets d’embellissement civique à l’échelle nationale. Présenté comme le « remède du centenaire », ce programme visait, dans une perspective globale, à embellir le pays, à lutter contre la dégradation des milieux urbains et ruraux, à favoriser des améliorations civiques et à promouvoir une gestion responsable de l’environnement. La Commission du centenaire a élaboré un discours soigneusement conçu pour inciter les particuliers et les entreprises à prendre part au programme. Ce discours s’appuyait sur des notions de citoyenneté, tout en empruntant un lexique militaire qui exhortait les Canadiens à devenir des « citoyens-soldats » actifs et à « lancer une offensive massive » contre la laideur — une menace qui, selon les organisateurs, risquait de submerger le pays. L’étude examine comment le programme cherchait à former des citoyens productifs, dont les initiatives d’amélioration civique et d’embellissement profitaient à l’État canadien.

Avant mon intervention, j’ai disposé de cinq minutes pour m’adresser aux participants et aux organisateurs de la conférence. J’ai présenté le CSN-REC, son mandat et un bref aperçu de nos activités à ce jour. J’ai également évoqué le colloque des cycles supérieurs Trent-Carleton 2011-2012, intitulé « Le Canada et le nouvel ordre mondial : les contextes nationaux du changement global ». J’ai informé les participants que le CSN-REC avait mis en place une nouvelle politique de financement destinée aux étudiants des cycles supérieurs résidant à l’étranger qui souhaiteraient assister à ce colloque. Je les ai orientés vers notre site Web afin qu’ils puissent en apprendre davantage (sur notre réseau en général !) ainsi que sur cette nouvelle politique, susceptible de contribuer au financement de leur déplacement pour participer à la conférence Trent-Carleton.

Je suis également heureux de signaler que j’ai pu m’entretenir individuellement avec plusieurs étudiants présents à la conférence, qui envisagent de poursuivre des études supérieures en études canadiennes au Canada. J’ai été en mesure de leur transmettre des renseignements sur divers programmes et universités, et je les ai dirigés vers des ressources qui leur seront utiles, notamment le site Web du CSN-REC.

Il convient de noter que les organisateurs de la conférence… 

Les organisateurs étaient ravis que deux étudiants canadiens, parrainés par le CSN-REC, aient assisté au colloque. Le Dr Cornelius Remie a souligné notre présence à plusieurs reprises, notamment lors de la réception d’ouverture en compagnie de James Lambert, ambassadeur du Canada aux Pays-Bas, ainsi que durant son allocution d’ouverture au premier jour de l’événement. D’autres organisateurs, dont la Dre Jeanette den Toonder, directrice du Centre d’études canadiennes de l’Université de Groningue, et la Dre Conny Steenman-Marcusse, se sont renseignés sur le CSN-REC et nos activités. Les Drs Remie, den Toonder et Steenman-Marcusse ont tout particulièrement exprimé leur enthousiasme quant à la création du CSN-REC et se sont réjouis du fait que deux étudiants canadiens soient parrainés par l’organisation. Je recommande vivement que nous continuions à promouvoir activement ce colloque et à veiller à ce qu’une solide délégation d’étudiants aux cycles supérieurs y participe chaque année. Le Dr Remie m’a informé que l’Association européenne d’études canadiennes se réunirait en février; à cette occasion, une décision sera prise concernant la date et le lieu du prochain séminaire européen pour les étudiants aux cycles supérieurs en études canadiennes. Il prévoit que, tout comme cette année, le séminaire réservera deux places à des étudiants aux cycles supérieurs désignés par le CSN-REC.

Je manquerais à mon devoir si je ne mentionnais pas l’accueil formidable que nous avons reçu de la part de la plateforme étudiante du Centre d’études canadiennes de l’Université de Groningue. Le vendredi 11 novembre, après les séances plénières de la journée, les membres de cette plateforme ont organisé un souper pour tous les participants au colloque. Les étudiants ont préparé un repas traditionnel néerlandais, agrémenté, en guise de dessert, de délicieuses gaufres faites maison.

En conclusion, je considère que cette expérience m’a permis de partager mes recherches avec un public plus large d’étudiants aux cycles supérieurs et de tisser des liens avec d’autres étudiants travaillant dans le domaine des études canadiennes. Par ailleurs, ce colloque a offert à Kelly et à moi-même l’occasion de représenter visiblement la communauté du CSN-REC, de promouvoir les objectifs, le mandat et les intérêts de l’organisation lors d’un événement international, et d’établir des contacts précieux avec une communauté élargie d’étudiants aux cycles supérieurs à l’échelle internationale. Activités des étudiants diplômés dans d’autres pays

Malheureusement, aucun des participants à la conférence n’occupait de poste au sein de la direction de son association nationale d’études canadiennes, et aucun ne participait activement à des groupes d’étudiants ou à d’autres initiatives similaires. J’ai toutefois pu recueillir, auprès de la plupart des participants, des informations sur le soutien que leur association nationale d’études canadiennes leur apporte. Par ailleurs, j’ai consulté les sites Web de plusieurs de ces associations afin de découvrir les ressources mises à la disposition des étudiants.

Association pour les études canadiennes en Australie et en Nouvelle-Zélande (ACSANZ)

Site Web : www.acsanz.org.au

Il n’existe actuellement aucun représentant étudiant au sein de l’ACSANZ. Bien que l’association annonce sur son site Web diverses possibilités destinées aux étudiants — notamment des opportunités pour les cycles supérieurs, un prix récompensant un essai d’étudiant de premier cycle en études canadiennes, ainsi qu’une bourse de voyage pour les étudiants des cycles supérieurs —, il n’y a pas de groupe d’étudiants diplômés actif ni d’activités spécifiquement dédiées aux étudiants et soutenues par l’association. Vous trouverez ici le lien vers le prix de l’essai pour étudiants de premier cycle de l’ACSANZ :
http://www.acsanz.org.au/forms/canadianstudies_essayprize.pdf

Ashley Sisco, une Canadienne actuellement doctorante en Australie à l’Université de Wollongong, restera en contact avec moi pour me tenir informée des activités du groupe, et plus particulièrement des opportunités qui y sont proposées aux étudiants.

Association pour les études canadiennes dans les pays germanophones (GKS)

Site Web : www.kanada-studien.org

Parmi toutes les associations européennes d’études canadiennes dont j’ai entendu parler, l’Association pour les études canadiennes dans les pays germanophones (GKS) semble être, de loin, la plus active en matière d’activités étudiantes. Elle propose notamment des « études canadiennes virtuelles » (Virtual Canadian Studies) : un éventail de cours en ligne sur le Canada que les étudiants peuvent suivre et faire valoir dans le cadre de leur cursus universitaire. Ces cours, dispensés par des enseignants rattachés à diverses universités allemandes, couvrent un large éventail de disciplines, telles que l’histoire, les études anglophones, la géographie et les études autochtones. Les crédits obtenus peuvent être comptabilisés aussi bien dans des programmes de premier cycle que de deuxième cycle (maîtrise). Des informations concernant ces programmes d’études virtuels sont disponibles ici : http://www.kanada-studien.org/angebote-fur-studierende/virtual-canadian-studies/

Par ailleurs, l’association a promu des écoles d’été internationales consacrées aux études canadiennes, organisées au sein de diverses universités européennes. Les cours proposés semblent correspondre au premier cycle universitaire. L’an dernier, des écoles d’été se sont tenues dans des universités en Autriche et en Lituanie ; elles incluaient des enseignements sur la résolution des conflits au sein de la société civile, ainsi qu’un cours portant sur les Amériques. Vous trouverez un lien vers ces écoles d’été à l’adresse suivante : http://www.kanada-studien.org/angebote-fur-studierende/summe 

L'association dispose également d'un Forum des jeunes chercheurs, qui propose un forum en ligne comprenant des appels à contributions, des actualités, des informations et un forum de discussion. Ce forum organise une conférence annuelle pour les étudiants de cycles supérieurs. La conférence de l'année prochaine, intitulée « Frontière – Zones frontalières – Ligne de démarcation : Espaces de rencontre en études canadiennes », se tiendra à Berlin du 28 au 30 juin. De plus, lors du 33e congrès annuel de l'Association pour les études canadiennes dans les pays germanophones (GKS), le Forum a accueilli une table ronde de jeunes chercheurs.

Le Forum parraine également un forum ouvert (www.nachwuchsforum.net) destiné à offrir aux jeunes chercheurs en études canadiennes un espace de discussion, d'échange d'idées et d'actualités. Il est intéressant de noter que le mandat de ce forum est le suivant :

Il est conçu comme une plateforme d'échange d'idées avec d'autres jeunes chercheurs et d'information sur les activités et événements actuels en études canadiennes, tant dans les pays germanophones qu'à l'international. Avec nachwuchsforum.net, nous espérons renforcer les réseaux existants entre jeunes chercheurs canadiens et offrir aux jeunes chercheurs du monde entier la possibilité d'accéder facilement à ces réseaux, d'en créer de nouveaux et de collaborer avec d'autres chercheurs travaillant dans des domaines similaires ou sur des projets similaires.

Le site bénéficie du soutien d'Affaires étrangères Canada et est géré par deux membres du Forum des jeunes chercheurs. Il présente également une liste des projets de recherche en cours des membres. Voici un lien vers cette liste :

http://www.nachwuchsforum.net/index.php?/wpages/wrapurl.html

Il semble que le Forum publie également une infolettre destinée aux étudiants. J'ai envoyé un courriel pour m'y inscrire et je vous ferai part de son contenu dès que j'aurai une réponse.

J'ai contacté les étudiants responsables du site afin de devenir membre de cette liste de diffusion et ainsi découvrir leurs activités au sein du Forum. J'espère avoir bientôt de leurs nouvelles. Je leur ai brièvement parlé du CSN-REC et de mon souhait d'établir des liens avec leur association.

Association française d'études canadiennes www.afec33.asso.fr

Bien que l'Association française d'études canadiennes soit assez active, il ne semble pas y avoir de forum étudiant actif au sein de cette association, ni d'activités spécifiquement destinées aux étudiants. La consultation de leur site web semble confirmer cette impression. Le site de l'Association propose de nombreux liens, notamment des appels à communications (dont un pour leur congrès annuel de 2012), diverses publications, ainsi que des bourses de conférence et de voyage. En 2010, l'Association a créé un prix annuel récompensant le meilleur mémoire d'études canadiennes. Hormis cela, il ne semble pas y avoir de forum étudiant ni d'autres activités spécifiquement conçues pour les étudiants. Je me suis abonné à la lettre d'information de l'Association et, dès réception du premier numéro, je vous indiquerai si d'autres activités destinées aux étudiants y sont proposées. Association polonaise d'études canadiennes (PACS)

Site web : www.ptbk.org.pl/Home,37.html

L'Association polonaise d'études canadiennes est rattachée au Département d'études canadiennes, à l'Institut d'études américaines et de la diaspora polonaise de l'Université Jagellonne. Son conseil exécutif ne prévoit aucun poste de représentant étudiant, et ses statuts ne prévoient pas la présence d'un tel représentant au sein de son conseil d'administration.

L'Association offre plusieurs opportunités destinées spécifiquement aux étudiants. Parmi celles-ci, une bourse de recherche en bibliothèque finance les frais de voyage et d'hébergement des membres admissibles. Les conditions d'attribution précisent que les membres de l'Association, y compris les étudiants de licence et de master, sont admissibles. Bien que les doctorants ne soient pas explicitement mentionnés, rien ne semble les empêcher de postuler. La bourse finance la recherche dans « toute bibliothèque possédant des publications canadiennes dans ses collections ». Les candidats doivent fournir un profil et une description de leur projet de recherche, les raisons du choix de la bibliothèque et l'objectif de leur recherche. Les boursiers doivent ensuite rendre compte à l'Association de leurs recherches et de l'utilisation des fonds. Le lien pour la bourse de bibliothèque est : www.ptbk.org.pl/Library_Grant,61.html

L’Association offre également un prix pour le meilleur mémoire de maîtrise. Malheureusement, les informations concernant ce prix sont uniquement en polonais. Cependant, grâce à Google Traduction, il semble que les étudiants polonais qui étudient un sujet lié aux études canadiennes soient admissibles à ce prix annuel. Le mémoire peut être rédigé en anglais, en français ou en polonais. Le lien pour ce prix est : www.ptbk.org.pl/PACS_Best_MA,62.html

L’Association offre également une bourse de conférence qui couvre les frais de déplacement des spécialistes du Canada participant à des conférences à l’étranger ou effectuant des recherches en bibliothèque. Il semble que les étudiants soient… 

...éligible pour solliciter cette subvention. Le lien pour la « Conference Grant » (subvention pour conférence) est le suivant : www.ptbk.org.pl/conference_grant,60.html
Je me suis également inscrit à la lettre d’information de l’association ; je vous tiendrai informés de son contenu et vous dirai si elle mentionne des activités destinées aux étudiants. Aucune lettre d’information n’a été publiée sur le site web depuis 2009 ; j’espère toutefois qu’une édition plus récente existe, bien qu’elle n’ait pas encore été mise en ligne. Malheureusement, le dernier rapport annuel disponible sur le site web de l’association remonte à 2006.
Enfin, l’association consacre un espace sur son site web à la publication de « travaux d’étudiants remarquables portant sur des sujets canadiens ». Ces travaux sont mis en ligne sur recommandation des enseignants. Le lien est le suivant : www.ptbk.org.pl/Students_essays,47.html

Association for Canadian Studies in Ireland (ACSI)
Site web : www.canadianstudiesireland.com
Hormis des liens vers des bourses, des aides financières et des opportunités destinés aux étudiants diplômés (cycles supérieurs) — déjà répertoriés sur le site web de l’ICCS —, on y trouve très peu d’éléments spécifiquement conçus pour les étudiants. D’après la composition du comité exécutif, il semble qu’aucun étudiant ne siège au sein de cet organe, pourtant relativement vaste.

British Association for Canadian Studies (BACS)
Site web : www.canadian-studies.info
Le conseil de la British Association for Canadian Studies prévoit un siège spécifiquement réservé à un « représentant des étudiants diplômés » (postgraduate representative). Will Smith, étudiant aux cycles supérieurs à l’université de Nottingham, occupe actuellement cette fonction au sein du conseil. Son adresse électronique est : aaxws@nottingham.ac.uk
La BACS comprend divers groupes spécialisés, mais aucun n’est spécifiquement dédié aux étudiants.
L’association propose des « bourses de voyage » (Travel Awards) accessibles tant au personnel enseignant à temps plein qu’aux étudiants des cycles supérieurs. Les candidats doivent démontrer « que leur séjour est directement lié à leurs activités d’enseignement et/ou de recherche — en cours ou envisagées — dans le domaine des études canadiennes, et que la composante canadienne de ces travaux est clairement identifiable. » L’Association décerne également le « Prix du Québec », qui consiste en deux bourses de 1 000 £ chacune, offertes par la Délégation générale du Québec à Londres et administrées par la BACS. L’une de ces bourses est réservée aux étudiants de cycles supérieurs (maîtrise et doctorat), tandis que la seconde est destinée aux chercheurs, au personnel universitaire et aux chercheurs postdoctoraux. Ce prix est attribué à des chercheurs basés au Royaume-Uni qui travaillent sur des sujets liés au Québec. Il vise à financer leurs déplacements au Québec afin qu’ils puissent y mener leurs travaux de recherche.

CONCLUSION :

Bien que j’aie été déçu de ne pas avoir pu établir de contact direct, lors du congrès, avec des représentants étudiants d’autres organisations consacrées aux études canadiennes, j’ai tout de même réussi à recueillir des informations pertinentes sur diverses activités, tant par des échanges avec des étudiants qu’en consultant les sites Web de plusieurs associations d’études canadiennes. À la lumière de ces échanges avec les participants au congrès et de l’examen de ces différents sites Web, je formule les recommandations suivantes à l’intention du CSN-REC :

1. Répertoire des recherches en cours menées par des étudiants : Nous pourrions inviter nos membres étudiants à nous transmettre une description de leurs travaux de recherche, afin de les intégrer à une liste publiée sur notre site Web. Cela permettrait aux membres et au public de mieux connaître les divers projets menés aux cycles supérieurs et au premier cycle. On trouve de bons exemples de ce type d’initiative sur les sites Web de plusieurs universités. L’organisation NICHE a également mis au point un modèle efficace pour présenter les recherches en cours (http://niche-canada.org/nichememberdir).

2. Séance dédiée aux étudiants de cycles supérieurs lors du congrès : Nous pourrions envisager d’organiser, dans le cadre de notre prochaine assemblée générale annuelle, une séance réservée aux étudiants de cycles supérieurs pour leur permettre de présenter leurs travaux. Bien que de nombreux étudiants de cycles supérieurs interviennent déjà lors de nos congrès — sans pour autant être regroupés dans une séance qui leur serait exclusivement consacrée —, il pourrait être intéressant d’envisager une telle formule pour les congrès qui se tiendront à l’UBC et à l’UPEI.

3. Fonds de soutien à la recherche en bibliothèque ou en archives : Nous pourrions envisager la création d’un fonds destiné à aider les étudiants dans leurs recherches en bibliothèque ou en archives. Bien que notre association soit encore relativement jeune, un tel fonds constituerait une aide précieuse pour les étudiants dans la réalisation de leurs travaux. Nous pourrions doter le fonds d’un montant relativement modeste, disons 500 $, et l’augmenter par la suite, ou encore envisager d’attribuer plusieurs bourses au cours d’une même année.

4. Prix pour un travail d’étudiant de premier cycle : Afin de favoriser une plus grande implication des étudiants de premier cycle au sein de notre association, nous pourrions créer un prix récompensant le meilleur travail rédigé par un étudiant de premier cycle au cours de l’année. Nous pourrions publier le travail primé sur notre site Web et y assortir une récompense financière. La revue *Acadiensis* (tout comme d’autres revues, j’en suis certain) procède ainsi chaque année.

5. Prix pour une thèse d’études supérieures : Étant donné que certaines associations consacrées aux études canadiennes décernent déjà des prix pour la meilleure thèse, nous pourrions envisager une initiative similaire. Cela pourrait toutefois exiger un investissement important en temps et en énergie.